Vous êtes ici : Accueil / Le saviez-vous ?

Les Creative Commons

Partager librement

 

Les Creative Commons sont des licences d'exploitation et de mise à disposition d’œuvres de tout genre (textes, photos, films, etc.) en ligne. En effet, contrairement au droit d'auteur classique qui peine à s'adapter au numérique, les Creative Commons ont été pensées en fonction des nouvelles réalités électroniques. Ces licences, inspirées du mouvement « Open source » destiné aux logiciels, sont également pensées dans une optique de gratuité et de large diffusion. Au delà de l'aspect juridique, il y a généralement une vraie philosophie derrière le fait de mettre son œuvre sous ces licences. En effet, le plus souvent, ces auteurs considèrent que la culture et le patrimoine devraient être des biens communs, ouverts et accessibles à tous. En mettant leurs œuvres en Creative Commons, les auteurs souhaitent généralement encourager la création en ne s'appuyant pas sur la propriété intellectuelle traditionnelle qu'ils jugent trop lourde et restrictive.

 

 

Creative commons - 02  by tyler stefanich.jpg

 

 

Ces licences remportent un franc succès à travers le monde puisque le concept a été appliqué dans 50 pays et on estime qu'en 2015 il y avait environ un milliard d’œuvres sous cette licence.

 

 

De multiples possibilités

 

Il existe 4 options modulables entre elles pour limiter l’utilisation de votre œuvre. À noter que, à part la première, toutes ces règles peuvent être outrepassées si l'on vous contacte pour vous demander l'autorisation avant : vous restez maître de votre création.

 

Creative commons - 06.png

 

–   ATTRIBUTION : C'est le seul champ obligatoire dans les licences Creative Commons. En France, cela correspond notamment au « droit moral » de la propriété intellectuelle, droit auquel on ne peut renoncer. Ce champ oblige les utilisateurs de votre œuvre à vous nommer de la manière que vous souhaitez. (Au minimum à citer votre nom ou pseudo). 

 

 

Creative commons - 07.png

 

–   PAS DE MODIFICATION: Ce champ autorise la reproduction et la diffusion de la version originale de votre œuvre uniquement.

 

 

 

Creative commons - 08.png

–   PAS D’UTILISATION COMMERCIALE : Vous autorisez les autres à reproduire et diffuser votre œuvre pour toute utilisation qui ne soit pas commerciale.

 

 

 

–   PARTAGE DANS LES MÊMES CONDITIONS: Vous autorisez les autres à reproduire, diffuser et modifier votre œuvre, à conditionCreative commons - 09.png qu’ils publient toute adaptation de votre œuvre sous les mêmes conditions que vous. (C'est-à-dire également sous la même licence Creative commons que la vôtre).

 

 

 

Voici les 6 licences types que l'on peut obtenir en combinant les différentes options :

1)      Attribution

2)      Attribution/Pas de modification

3)      Attribution/Pas de modification/Pas d'utilisation commerciale

4)      Attribution/Pas d'utilisation commerciale

5)      Attribution/Pas d'utilisation commerciale/Partage dans les mêmes conditions

6)      Attribution/Partage dans les mêmes conditions

 

 

Creative commons - 01.jpg

 

 

 

Chercher des images sous Creative Commons

 

Beaucoup d'images présentes sur Internet ne sont pas libres de droit et par conséquent ne peuvent pas être exploitées sans demander au préalable l'accord de l'auteur. En pratique cette règle est peu respectée mais vous pouvez changer les mentalités en utilisant uniquement des images que vous avez légalement la permission d'exploiter. Des sites recensent ces images comme Pixabay et Pexels ou encore Public Domain Pictures. Vous pouvez également les filtrer votre sélection directement sur Flickr ou Google Image.

 

 

 

Pour aller plus loin :

http://creativecommons.fr/

https://creativecommons.org/

 

Ressources numériques : les résultats de l'enquête

Vous avez été nombreux à bien vouloir répondre à notre enquête sur les ressources numériques.

Pour mémoire, nous vous demandions de classer les thématiques par ordre de préférence. Les voici dans l'ordre obtenu :

 1. Consultation en ligne de magazines et journaux

2. Formations en langues étrangères

3. Formations en multimédia (photographie, vidéo, images, ...)

4. Formations en informatique

5. Soutien scolaire

 

Enquête graphique.jpg

 

Les résultats chiffrés : ce sont les notes les plus basses qui sont les plus demandées (1 étant la proposition qu'on préfère).

Nous nous mettons donc à la recherche de fournisseurs par ordre d'arrivée, jusqu'à épuisement des budgets. C'est une procédure un peu longue, mais nous y arriverons !

Les SEL

Faire et recevoir : une économie solidaire

 

 

 

Une note moins salée avec les SEL

 

SEL 03.jpgLes Systèmes d'Échange Locaux, aussi appelés SEL (ou LETS en anglais : Local Exchange Trading System) sont des alternatives sociales et solidaires qui permettent un échange de biens, de services et de savoirs sans monnaie traditionnelle et au sein d'une communauté restreinte. Ces associations sont à but non lucratif et vivent grâce à des bénévoles. Par ailleurs la communauté est régulièrement invitée à s'interroger sur ses pratiques pour améliorer le système et éviter tout abus.

 

Les SEL ont pour principe de valoriser et revitaliser le lien social, en encourageant la coopération et la solidarité entre les différents acteurs de la communauté. Au-delà de la lutte contre l'isolement et du dynamisme apporté au tissu local, les SEL sont aussi un beau message positif qui affirme que tout le monde a sa pierre à apporter, que chacun possède des talents, des connaissances et des savoir-faire utiles qu'il faut développer et partager. 

 

Beaucoup apprécient les SEL qui permettent de retrouver la satisfaction de faire et de recevoir directement dans une économie où l'argent sert notamment à la spéculation. La majorité des réseaux SEL sont de bonnes expériences même si on ne peut garantir la qualité du travail effectué.

 

Les SEL existent en France depuis 1994 à partir d'un concept exporté du Canada, il en existerait environ 400 aujourd'hui sur le territoire français.

 

 

Comment ça marche ?

 

SEL 01 VRAI by Ninon Loire.jpg Image par Ninon Loire

 

Les SEL possèdent de très nombreuses variations de fonctionnement car le but est de les adapter au mieux à chaque communauté. Néanmoins voici les éléments prévus par la charte originale : le système d'échange est relatif à chaque SEL et exclut l'argent réel (sauf pour rembourser éventuellement une dépense occasionnée). C'est une monnaie locale au nom choisi par la communauté basée sur une unité de temps (un point par minute par exemple). Les SEL ne portent aucun jugement de valeur sur les services offerts ou les biens prêtés de sorte qu'une activité n'en vaut pas plus qu'une autre, seul le temps consacré est pris en compte. La grande différence avec le troc est que les participants ne sont pas tenus de rendre service à la personne qui les a elle-même aidés, ils peuvent rendre service à n'importe qui dans la communauté selon les besoins.

 

Tous les participants ont un « compte » qui récapitule leurs gains et leurs dépenses de points et qui, dans un souci de transparence, peut être consulté par la communauté à tout moment. Le compte peut être dans le négatif mais en cas d'écart trop important, un comité est chargé de trouver des solutions avec la personne pour le rééquilibrer. C'est d'ailleurs aussi valable pour les personnes qui ont accumulé trop de points : le système est basé sur l'échange, il ne faudrait donc pas que quelqu'un profite sans donner mais il ne faut pas non plus que quelqu'un donne trop sans recevoir.

 

Enfin un système – généralement un site Internet – centralise les offres et les demandes pour mettre en relation l'ensemble de la communauté.

 

 

Mettre du SEL dans sa vie

Si vous souhaitez rejoindre un SEL, vous pouvez trouver celui qui est le plus proche de chez vous sur le site Seldefrance

 

SEL 02 VRAI @Pixabay.jpg

 

Pour aller plus loin

http://seldefrance.communityforge.net/

https://blogs.mediapart.fr/edition/le-monde-de-leconomie-sociale-et-solidaire/article/060713/creer-ou-participer-un-sel-guide-pratique

CHIMÈRES DE MAGAZINES

Les infinies possibilités de la retouche numérique

 

 

ATT00215.jpgDepuis plus d'une vingtaine d'années, les artifices des mannequins et des stars ont également pris le tournant du 2.0. En effet, si le maquillage permet toujours d'atténuer quelques imperfections, c'est grâce au numérique que les modifications les plus incroyables sont effectuées. Principalement via le célèbre logiciel de retouche d'image « Photoshop », des agences spécialisées effacent d'un coup de pinceau digital tous les traits jugés disgracieux allant des cernes aux poils en passant par les bourrelets, pour créer des mannequins tellement lisses qu'ils n'en sont plus vraiment humains.

 

Ces modifications esthétiques peuvent parfois transformer complètement un corps, sachant que certaines retouches peuvent toucher 50 à 70 % de la photo originale... Quand une seule photo est utilisée ! En effet, ce sont parfois de véritables chimères qui sont créées, mélangeant différentes photos entre elles pour modeler le corps parfait, parfois même avec des photos de mannequins en plastique.

 

Presque toutes les images sont retouchées aujourd'hui en dehors de quelques initiatives qui prônent le naturel. Toutefois, ces retouches touchent surtout les mannequins féminins qui constituent 80 à 90% des images modifiées dans les agences, les hommes ayant - selon les publicitaires - un certain charme lorsqu'ils sont plus ''bruts''.

 

 

L'incarnation d'un fantasme aux impacts bien réels

 

L'impact de ces retouches sur nos sociétés est plus grave que l'on pourrait l'imaginer. En effet, à force d'être constamment exposées à ces chimères à la plastique irréelle, les perceptions sont modifiées, créant une insatisfaction croissante des femmes vis à vis de leur corps.  L'éloge de la maigreur exacerbée via les modifications numériques a été reconnu comme un élément amplificateur des anorexies mentales, maladie qui pousse surtout des jeunes filles à cesser de se nourrir pour être plus fines.

 

Contrairement aux photos de reportages qui doivent avoir une certaine authenticité, le monde de la mode ne s'embarrasse pas d'une éthique du réalisme, et ne voit donc aucun mal à effectuer des retouches de plus en plus énormes sur les stars et les mannequins qu'ils exposent (parfois sans leur consentement.) Heureusement, des mesures sont régulièrement prises pour lutter contre ce phénomène. Ainsi plusieurs publicités de maquillages ont été interdites car elles trompaient le consommateur en ayant été trop retouchées.

En outre, une loi a été adoptée en France en décembre 2015 visant à rendre obligatoire la mention « photo retouchée » en dessous de toutes les images où les mannequins ont subi des modifications corporelles via un logiciel de retouche numérique.

 

 

ATT00213.jpg

Testez vous même !

 

Sans aller dans les extrêmes mentionnés plus haut, il peut être amusant de se refaire une beauté à coup de pinceau numérique ! Si vous voulez tester vous-même les potentialités de la retouche, allez donc jeter un œil aux tutoriels Vodeclic sur les logiciels Gimp et Photoshop. Pour cela, connectez-vous à votre compte via le site des médiathèques du Mélantois, cliquez sur l'icône Vodeclic puis allez dans catalogue >> multimédia >> photographie >> sélectionnez GIMP ou Photoshop selon le logiciel que vous possédez. (GIMP est gratuit) Les retouches photo sont le cours numéro 11 pour les deux logiciels.

 

 

Quelques exemples chocs qui montrent le processus accéléré :

 http://positivr.fr/voila-pourquoi-nos-canons-de-beaute-sont-completement-irrationnels/

https://www.youtube.com/watch?v=iYhCn0jf46U

http://www.gentside.com/photoshop/photoshop-une-pizza-retouchee-en-mannequin-en-quelques-minutes_art59842.html

 

 

Les liens sur les journalistes qui ont fait retoucher leur photo dans plusieurs endroits du monde « rendez-moi belle »

>> http://www.ufunk.net/photos/esther-honig-before-and-after/

>> http://www.huffingtonpost.fr/2015/08/15/photos-femme-retouchee_n_7992284.html

>> http://www.huffingtonpost.fr/2014/09/09/professionnels-photoshop-ne-savent-pas-retoucher-metisses_n_5789106.html

 

 

Pour aller plus loin :

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/02/21/l-eternelle-retouche-des-photos-du-corps-feminin_4581067_3236.html

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/24/beautes-irreelles_1622133_3224.html?xtmc=retouche_photoshop&xtcr=28

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/la-mention-photo-retouchee-bientot-obligatoire-7780911306

 

 

Pondu par Johanna

QUEST TO LEARN

« Quest to learn » ceci n'est (presque) pas un jeu

 

 Les écoles « Quest to learn » (qui pourrait se traduire par « quête d'apprentissage », ou « quête pour apprendre ») sont des établissements scolaires qui s'appuient sur un fonctionnement et une pédagogie basée sur le jeu. La première école a ouvert ses portes à New York en 2009. Elle accueille des élèves d’un niveau équivalent à notre collège et propose un apprentissage via des jeux vidéo-ludiques et manuels sans se fonder uniquement sur le contenu des programmes. L'école toute entière est pensée ainsi. Les élèves n'ont pas de notes : ils gagnent des niveaux. Ils ont un réseau social réservé à leur établissement où ils peuvent tenir à jour leurs compétences (scolaires mais surtout extrascolaires) pour s'associer dans des projets d'ampleur. Des énigmes et des exercices dans diverses matières sont dissimulés partout dans l'établissement et ce sont eux qui choisissent de les faire… ou pas.

ATT00177.jpg

 

Un système gratifiant

 

De manière générale, les élèvesQuest-to-learn -02 - VRAI.jpg sont encouragés à trouver eux-mêmes la solution et à s'entraider, les professeurs n'étant là que pour les guider et s'assurer du bon déroulement des cours. Ce système développe donc la réflexion davantage que le ''par cœur'' qui serait dépassé à l'heure du numérique, les habituant très jeunes à réfléchir à des problèmes complexes comme par exemple le harcèlement scolaire. Si les matières traditionnelles sont représentées, des exercices d'ampleur qui font appel à des compétences transversales et mobilisent plusieurs matières sont régulièrement organisés sous l'appellation « boss de fin ».

 

En outre, la forme ludique rend les élèves d'avantage enthousiastes et permettrait même de mieux retenir les informations car tout devient une expérience multi-sensorielle plus intense. Par ailleurs, dans les écoles Quest to learn, l'apprentissage permet d'atteindre une finalité attrayante, ce qui est plus motivant que dans les systèmes scolaires classiques.

 

 

Origines et avenir

 Quest to learn 03 BY-SA 4.0 - Linsmaim.jpg

Le concept d'école « Quest to learn », a été élaboré par Katie Sälen, une professeure de design et de technologie américaine. Elle dirige par ailleurs un organisme de recherche [url= http://www.instituteofplay.org]« Institute of Play » qui étudie les liens entre le jeu et l'apprentissage. Ces deux domaines sont toujours interconnectés, tous les jeux sont en effet créés par une équipe d'enseignants aidés par des level designers professionnels. 

 

Il est intéressant de noter que, bien qu'elle dispose de subventions particulières et d'un suivi rigoureux, l'école « Quest to learn » actuellement ouverte à New York est une école publique. Elle n'accueille donc pas que des élèves socialement favorisés. Sans être révolutionnaire, cette école propose donc une alternative très intéressante et qui semble fonctionner, aux États-Unis au moins. En tout cas, là-bas le concept semble parti pour perdurer.

 

 

Pour aller plus loin :

http://hacking-social.com/2015/05/12/changer-les-systemes-la-gamification-de-leducation-avec-quest-to-learn/

http://www.courrierinternational.com/article/2010/11/18/l-ecole-dont-vous-etes-le-heros

 

 

Pondu par Johanna

La Ruche qui dit Oui

En l'honneur de la semaine du développement durable, on revient cette semaine encore avec un nouvel article, consacré cette fois à La Ruche qui dit Oui, une initiative pour une consommation de proximité.

 

Ruche qui dit oui.jpgLa Ruche qui dit Oui, kezako ?

La Ruche qui dit Oui, c’est un groupement de consommateurs qui choisissent de traiter directement avec certains producteurs qu’ils contactent pour monter une « Ruche ». Le système permet de commander divers produits à des producteurs locaux. En pratique, le client commande via le site Internet les produits qui l'intéressent et les producteurs le livrent ensuite, toutes les semaines ou tous les 15 jours, à un point relais appelé ruche.

 

Les commandes prépayées par Internet permettent d'éviter le gaspillage et de faire son choix parmi une très large gamme de produits allant des fruits et légumes, aux produits transformés comme le maquillage, en passant par la viande et le poisson. Même si les producteurs ne récupèrent pas l'ensemble des gains acquis lors des ventes - une partie étant reversée au responsable de la ruche locale et à la ruche mère qui fournit le site - ce sont eux qui fixent leurs prix, et ils peuvent refuser une livraison si le volume des ventes ne permet pas de rentabiliser le déplacement.Frank Terras.jpg

 

L’organisation, prône des valeurs de proximité et de solidarité, favorisant la mise en place de communauté et l'échange entre consommateur et producteur. Elles essaient aussi de proposer un moment de convivialité qui se passe des supermarchés pour avoir plus d'autonomie et des produits de meilleure qualité, et ainsi « reprendre en main notre alimentation ». Le concept semble avoir bien pris puisqu'il existe actuellement environ 700 ruches en France et qu'il s'est même exporté à l'étranger.

 

 Les AMAP qui disent non à la Ruche qui dit Oui.AMAP.jpg

 Il reste bon de savoir que la Ruche qui dit Oui, a été quelque peu décriée par les AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne), qui proposent un service dans la même veine. En effet, les AMAP mettent également des paniers livrés par les producteurs en place, mais ces derniers récupèrent l'intégralité de leurs gains puisque les organisateurs sont bénévoles. De plus, les consommateurs doivent s'engager sur l'année et ne choisissent pas la composition de leur panier qui dépend des productions réalisées.

 

 Les concepts bien que proches sont donc différents de par leur approche et la relation imposée entre consommateur et producteur. D'un côté ce sont aux consommateurs de s'adapter, de l'autre, au producteur.

 

 La Ruche qui dit Oui défend fermement ses valeurs de proximité et de solidarité, proposant des alternatives à la consommation mais, les AMAP n'apprécient pas la démarche commerciale qu'ils lisent en elle, car cela reste une start-up basée à Paris qui fait appel à des grands noms du numérique. Toutefois, les faits sont là, la Ruche qui dit Oui rencontre un franc succès et propose bel et bien une autre manière de consommer, a contrario, on peut donc considérer comme encourageant que ce genre d'initiatives soit soutenu et encouragé à ce point.

 

Pour aller plus loin

Tout sur la Ruche qui dit Oui

La ruche qui dit oui ou la disruption des supermarchés

Ruche qui dit Oui - AMAP

Semaine du développement durable

En l'honneur de la semaine du développement durable du 30 Mai au 6 Juin, on revient cette semaine encore avec un nouvel article, consacré cette fois à l'impact d'Internet sur l'environnement.

 

 Le poids d'Internet

Mitie Group plc.jpgDepuis les années 2000, Internet s'est démocratisé dans les foyers, au point que, aujourd’hui, près de 3,2 milliards d’individus auraient un accès à Internet, et, d'après les estimations de l'ONU, tout le monde ou presque devrait en avoir un d'ici 2035. Même si nous sommes toujours en période de transition, l'utilisation massive d'Internet a déjà forgé de nombreuses révolutions dans la vie quotidienne, notamment en termes de déplacement et d'utilisation du papier.

A priori, ces changements semblent bénéfiques pour l'environnement : moins de transport, d'arbres coupés et traités aux produits chimiques... Pourtant, cet aspect écologique très souvent vendu par les adeptes du ''tout numérique'' est loin d'être aussi rose que l'on peut imaginer. En effet, sans parler des équipements eux-mêmes, coûteux en termes de ressources rares, le fonctionnement-même d'Internet implique un coût en énergie très important.

 

 Serveur et Datacenter

Contrairement à ce que le mot implique, le numérique passe par des fonctionnements bien concrets qui consomment beaucoup d'énergie. En effet, tout ce que l'on recherche, envoie et réceptionne via Internet passe par des réseaux et est stocké dans des serveurs qui ont un fort impact sur l'environnement. Concrètement, certains Datacenter – lieu qui servent à entreposer les serveurs – consommeraient autant d’électricité qu'une ville de 50 000 habitants. Pour autant, tous ces éléments ne sont que des outils, et la façon dont on les utilise peut avoir un véritable impact, en bien, ou en mal.

 

 Quelques gestes simplesKen Douglas.jpg

Vous trouverez donc sur le site de l'Ademe de nombreux gestes pour limiter l'empreinte écologique de votre utilisation d'Internet, mais en voici une petite sélection :

 - Faites attention à vos mails. Les stocker prend beaucoup de place, donc n'hésitez pas à les supprimer lorsque vous n'en avez plus besoin, surtout s'ils ont des pièces jointes volumineuses. De même, ajoutez en destinataire uniquement les personnes concernées et n'envoyez que les pièces-jointes nécessaires. Faites également attention aux SPAM, en installant des filtres et en ne les ouvrant pas. Ces faux mails envoyés automatiquement représentent en effet 50% de tous les courriels envoyés dans le monde.

- Compressez vos images. Que ce soit pour les envoyer par mail, pour les poster sur un forum ou autre pour qu'elles soient moins lourdes. La perte de qualité est tellement minime qu'elle est invisible à l'oeil nu. pour cela, vous pouvez utiliser des logiciels comme Gimp ou Photoshop, ou encore des sites gratuits en ligne comme compressor.

- Faites le ménage dans vos espaces de stockage de fichiers en ligne (drive ou cloud). Ils sont très pratiques car ils permettent d'avoir toujours ses fichiers sous la main ou de les partager. Néanmoins, il ne faut pas oublier de supprimer ceux dont vous ne vous servez plus.

Tatane Stéphane Joly.jpg

-Conservez les liens. Quand vous le pouvez, ne passez pas par des moteurs de recherches comme Google. N'hésitez pas à mettre les sites que vous consultez souvent en favoris pour pouvoir y accéder directement, retapez directement les adresses qui vous sont données, etc.

-Luttez contre la publicité. Moins une page possède d'images et d'animations, moins elle est lourde à charger et donc moins elle consomme d'énergie. Les publicités qui pullulent sur le net ont donc un véritable impact mais il vous est possible de le limiter en installant un bloqueur de publicité comme adblockplus qui empêchera leur chargement.

- Évitez les impressions. Pour ne pas gaspiller les effets du numérique, n'imprimez que ce dont vous avez besoin

 

Pour aller plus loin

 Delphine D’haenens. « Internet : une pollution bien réelle », La voix du Nord.

 ADEME. Internet, courriels : réduire les impacts

 Frédéric BORDAGE. « Quelle est l'empreinte environnementale du web ? »,  Greenit.

 

Semaine du Développement Durable

Le défi familles à énergie positive

 

 Du 30 Mai au 5 Juin se déroulera la semaine du développement durable, l'occasion pour le réseau des médiathèques du Mélantois de proposer différents articles sur les thématiques qui gravitent autour du développement durable. En effet, contrairement aux idées reçues, cette notion ne concerne pas que l'écologie car c’est en fait une forme de développement économique et social qui cherche à concilier le progrès avec la préservation de l'environnement. Les deux autres piliers étant l'efficacité économique (agir de la manière la plus efficiente possible en limitant le gaspillage notamment) et l'équité sociale (permettre à tout le monde des bonnes conditions de vie).

Aujourd'hui, nous inaugurons notre série d'articles en nous intéressant à l'économie d'énergie au quotidien au travers du défi « famille à énergie positive ».

 familles-a-energies-positives.png

Défi familles à énergie positive, kezako ?

 

Derrière ce nom plein d'optimisme se cache un concours à l’échelle nationale pour sensibiliser au développement durable organisé par PrioriTerre. Pour la Métropole Européenne de Lille, le concours est organisé en partenariat avec la Région, les villes de Lille et de Lomme,  l'Ademe, et des associations locales en faveur de l'environnement.

 Les participants sont regroupés par équipe pour représenter leur village, leur quartier ou leur entreprise. Leur objectif : faire le plus d'économie d'énergie possible sur les consommations courantes (chauffage, eau chaude et équipement domestique) avec des gestes simples. Chaque équipe a fait le pari d'atteindre au moins 8% d'économie d'énergie par rapport à l'hiver précédent. Ce sont les progrès qui sont pris en compte et non la consommation en elle-même. Cette année, plus de 500 familles ont participé rien que pour la métropole lilloise, témoignage du succès de cette édition.

 Rien que pour l'édition de 2014-2015, le défi a permis d'économiser 13 millions de kWh et a fait baisser les factures des participants d'environ 200 euros en moyenne.  Des chiffres impressionnants que les concurrents de cette année semblent bien partis pour atteindre, voire dépasser ! Pour en savoir plus, il faudra cependant attendre demain, 21 mai, jour officiel de la clôture du concours. Si vous souhaitez y participer, une nouvelle édition sera lancée à l’automne 2016.

 

Des gestes simples

 

Vous trouverez sur le site du défi un guide avec de nombreux conseils pour diminuer votre consommation d'énergie et par extension vos factures. Voici néanmoins une sélection de 15 astuces dans ce sens faciles à appliquer dans votre vie quotidienne, vous pouvez aussi faire ce quizz sur les éco-gestes.

 - Éteindre les appareils en veille Nuon.jpg

- Débrancher les chargeurs quand vous ne les utilisez plus.

  1. - Ne faire tourner le lave-vaisselle que lorsqu'il est plein.
  2. - Placer son frigo au bon endroit : loin des sources de chaleur mais à température ambiante.
  3. - Couvrir ses casseroles pour faire bouillir de l'eau
    1. - Bien isoler sa maison.
    2. - Régler la température.  
    3. - Éviter le recours à la climatisation.
    4. - Installer un « mousseur » sur son robinet.
    5. - Prendre des douches plutôt que des bains.
    6. - Régler la température de l'eau.
    7. - Éteindre la lumière en quittant la pièce.
    8. - Avoir un éclairage de qualité.
    9. - Éviter les lampes de décorations.
    10. - Préférez les ampoules de type LED.

Saviez-vous qu'il y a des fantômes dans les bibliothèques ?

Fantome Vendeville.jpg

Et oui, ce n'est pas un mythe, il y a bien des fantômes dans les bibliothèques. Plus ou moins austères selon l'imagination des bibliothécaires, ils sont cependant bien réels ! Si vous passez par Vendeville, demandez donc à être présenté, ceux-ci sont fort sympathiques.

 

Trève de plaisanterie : que font-ils dans les bibliothèques ? Vous connaissez les fantômes : formes pâles (le Larousse dit blanchâtres, indistinctes) qui errent dans les châteaux ou les anciennes maisons. Ils brillent même surtout parfois par le fait qu'on ne les voit pas (et c'est bien ce qui inquiète !). Et dans le jargon des bibliothécaires, un fantôme est une fiche (qui n'est pas obligatoirement pâle !) que l'on met à la place d'un document quand il est invisible dans le rayons ... le plus souvent parce qu'il est emprunté. Avant l'informatisation des bibliothèques, ces fiches permettaient de savoir où était le livre absent. Depuis l'arrivée des catalogues informatisés, c'est la machine qui le dit (emprunté par Mme Michu, en réparation, utilisé pour une animation, ...)

 

Mais malgré les ordinateurs, ils sont encore bien pratiques à Vendeville quand on pioche un livre dans les rayons et qu'ils servent de repère pour le remettre à la bonne place. On pourrait même s'en fabriquer un personnel. Avis aux amateurs ...

Les SELS

défricheurs (Les) : voyage dans la France qui...

Dupin, Eric | Livre | La decouverte | 2014-09-11

Bien plus de Français qu'on ne l'imagine vivent d'ores et déjà selon une échelle des valeurs différente de celle que la société actuelle nous impose. D'une manière ou d'une autre, plus ou moins radicalement, ils se sont détachés d...

Vers une consommation heureuse

Laville, Elisabeth (1966-....). Auteur | Livre | Allary. Paris | 2014

Le monde entier a aujourd'hui une religion : la consommation.Persuadés qu'elle est la clé de notre bonheur individuel, nous cherchons à consommer toujours plus, quitte à nous endetter.Persuadés qu'elle est la clé de notre bonheur ...

Mini-kit de survie de la nana bio : 200 conse...

Beuzard, Marie. Auteur | Livre | Eyrolles. Paris | DL 2009

guide écofrugal (Le) : retrouvez votre pouvoi...

Lévêque, Philippe (1974-....). Auteur | Livre | Marabout. Vanves | 2015

Une approche révolutionnaire de l'écologie vue sous l'angle financier ! Aujourd'hui, être éco-responsable cela passe par une bonne gestion de son argent, pour prendre de bonnes décisions, se faire du bien et plus globalement, fair...

guide du locavore (Le) : pour mieux consommer...

Novel, Anne-Sophie. Auteur | Livre | Eyrolles. Paris | 2010

Comment... Retrouver par votre alimentation un lien à la terre, au réel, au vrai ? Prendre conscience, lorsque vous consommez, des émissions de CO2 que génèrent production et transport, de l'usage des pesticides, de l'eau virtuell...

nouvel art des co (Le) : économie collaborati...

Morlighem, Antoine (1986-....). Auteur | Livre | Décisons durables. Paris | 2014

C'est à un nouvel art de vivre que ce livre vous convie l'art des co. Covoiturage, coworking, crowdfunding, achat groupé de produits agricoles, ou encore fablabs. Embryonnaires hier, toutes ces activités font aujourd'hui partie du...

Développement durable

Histoires de fantômes